- Né le 23 juin 1951
à Ain-Beida (Algérie)
- Venu très tôt à
l'écriture, il n'aura pas cependant la chance de
voir ses travaux largement publiés. De
caractère tenace il collabore à des revues
étrangères en envoyant poèmes et textes
littéraires. Sa participation à de nombreux
concours outre méditérannée lui permet de
récolter de nombreux prix .
- Il publie coup sur
coup deux recueils de poèmes chez "La
Nouvelle Proue" en 1988 et 1989 "Face
aux gens" et " Plaies Vives" qui
sont malheuresement pas diffusés en Algérie.
- L.Baaziz collabore à
plusieurs revues et journaux . Ce poète se veut
surtout un poète Humaniste qui vit d'espoir
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- C.Chaffai le
18/07/2002
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- In
El Watan du 30/9/2001
Musique / Sur les traces de Aïssa Djermouni
Quand on évoque le patrimoine musical des Aurès, tout de suite le
nom de cheikh Aïssa Djarmouni vient à l’esprit. Figure de proue de
la chanson chaouie, Aïssa Djermouni El Harkati aura permis, 50 ans
après sa mort, la pérennité d’un art pour lequel il a tout donné.
Jusqu’à aujourd’hui, il est adulé, aimé, imité. Mais personne n’est
parvenu à le détrôner. Il reste le maître incontesté de la chanson
chaouie et par extension de la chanson auressienne, qui regroupe les
wilayas de Batna, Khenchela, Oum El Bouaghi et même Tébessa et Souk
Ahras. Il aura permis à des artistes d’émerger comme feu Ali El
Khencheli, Salah Baïdhaoui et aujourd’hui encore, de jeunes adeptes,
à l’instar de Katcho, suivent sa trace. Aïssa, pionnier de la
chanson chaouie, a néanmoins évolué dans un milieu des plus
défavorables, en raison des deux guerres mondiales et des épidémies
qui en ont découlé. Ses chants mélodieux, sincères, il les dédiait
au «mahfel» de femmes qui venaient s’enivrer de sa voix à la pureté
et à l’harmonie inégalables et inégalées. En cette période difficile
caractérisée par l’entre-deux guerres mondiales, cheikh Aïssa
chantait sans le savoir l’amour du pays, l’amour filial et/ou
lyrique. Bien qu’analphabète, il fut convié à partir en France pour
enregistrer des dizaines de disques. Il eut même le rare privilège
de chanter à l’Olympia, cet édifice qui ne s’ouvre qu’aux talents
authentiques comme il le fut lui. Sa célèbre chanson Ne pleure pas
Djamila sera reprise plus tard par la chanteuse Nora, ce qui
démontre, si besoin est, l’immense talent du chantre des Aurès. Son
lyrisme avait conquis un large public de mélomanes, surtout quand il
a glorifié l’amour en chantant : «Comment va le malade d’amour ?
Dis-lui que je souffre du même mal.» Il n’est pas étonnant de voir
aujourd’hui de jeunes talents reprendre les chansons de son
répertoire, comme Katcho, Dihia et bien d’autres encore. Aïssa
Djermouni reste une référence.
Par Lazhar Baaziz
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Foyer culturel en péril
- A
Aïn Beïda, les gens ne vivent plus que de souvenirs. « Autrefois,
Aïn-Beïda, nous dit un citoyen, était un grand foyer culturel,
représentatif de toutes les formes de culture ancestrales. Il y
avait une certaine ferveur qui n’épargnait
personne.
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Les fêtes
familiales avaient du caractère, parce
que célébrées dans la chaleur conviviale et traditionnelle. »
C’était l’époque où Aïssa
Djarmouni, chantre des Aurès, émerveillait les foules. Son talent
était tel que personne ne restait insensible à la douceur de sa voix
qui portait très loin. Une anecdote raconte même qu’au cours de la
célébration d’une fête de mariage sa voix avait atteint les cimes de
Sidi R’ghis, à Oum El Bouaghi, alors qu’il chantait à
partir d’un hameau de M’toussa, la
patrie de ses aïeux. Aïssa
Djarmouni, Laâmari El Harkati, 60 ans après sa mort, est resté
indétrônable, inimitable. Sa voix n’a pas de
pareille. Ce pan de la culture des
Haractas dont le territoire englobe, outre la capitale Aïn Beïda,
Touzeline, Oum El Bouaghi, M’toussa (wilaya de Khenchela), Aïn
Babouche, Berriche, F’kirina, Ksar Sbahi et Dhalaâ, pour ne citer
que celles-là, s’est terriblement désagrégé faute d’une relève ou
d’artistes au talent avéré. La chanson chaouie n’a pas beaucoup
évolué en qualité. Par ailleurs,
on déplore qu’à Aïn Beïda, on se soit désintéressé de métiers
traditionnels, telles la sparterie
et la tapisserie. Qui ne connaît pas la valeur intrinsèque du tapis
des Haractas, autrefois objet de valeur et de curiosité. La
manufacture de Aïn Beïda a fermé ses portes depuis maintenant deux
décennies. La fabrication du tapis des Haractas revient
excessivement cher. Quant à la sparterie,
il y a bien longtemps qu’on l’a léguée aux oubliettes ! Considérée
comme l’ancêtre de la tapisserie, la
sparterie est l’art de tresser les touffes d’alfa pour en
fabriquer des tapis, des couffins, des cordes et d’autres objets
d’usage utile à la ménagère. La perte des métiers traditionnels, et
de l’artisanat d’une façon générale, est un pan civilisationnel
entier qui s’écroule. Le plus regrettable, c’est qu’il n’y a même
pas un musée qui témoigne de cette grande richesse civilisationnelle
des Haractas.
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Par
L. Baâziz
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Le tapis
des Haractas en péril
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Disons-le
tout de go ! Le tapis des Haractas, qui a acquis par le passé une
notoriété nationale et même internationale, est menacé de
disparition.
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Et pour
cause, le travail de la laine ne nourrit plus son homme. D’abord, le
prix de la matière première, c’est-à-dire la laine de mouton, a vu
son prix décupler en un laps de temps relativement court. Ensuite,
il faut ajouter les frais occasionnés par son lavage, son peignage,
sa transformation en fil et enfin son passage chez le teinturier. Et
ce n’est pas fini, car c’est maintenant que commence le vrai
travail. S’il s’agit de confectionner un burnous ou une cachabia, le
tissage ne durera pas longtemps, puisqu’il ne comporte pas de
motifs. Mais quand on envisage la réalisation d’un tapis, la tâche
n’est pas de tout repos ni à la portée de tout le monde. Le tissage
d’un tapis peut prendre deux à trois mois, ce qui en rend le coût
excessif. Les prix sont fixés selon la qualité du produit et de sa
superficie. Un tapis de 2 m sur 3, soit 6m2 revient à 20 000 ou 30
000 DA. Aussi, les gens préfèrent-ils se rabattre sur les tapis
synthétiques, étant donné qu’ils sont cédés à des prix
concurrentiels. Il y a deux décennies, une manufacture de tapis a vu
le jour à Aïn Beïda, et ce, grâce aux responsables locaux d’alors,
lesquels avaient à cœur de préserver un patrimoine civilisationnel,
menacé de disparition. Certes, la manufacture artisanale a
fonctionné pendant un certain nombre d’années, mais, faute de
rendement, elle a été dissoute. Comme indiqué ci-haut, le prix
prohibitif de la laine a stoppé net l’élan de cette unité qui,
n’oublions pas de le dire, a employé une vingtaine d’ouvrières
(tisserandes). Par ailleurs, les tapis tissés à la main trouvaient
difficilement acquéreurs. En d’autres termes, rien n’a été fait pour
la promotion du tapis des Haractas afin de lui attirer de potentiels
clients, entre autres des touristes. Que peut-on et que doit-on
faire pour sauver le tapis des Haractas de la menace de disparaître
à jamais, lui qui a toujours représenté un inestimable trésor au
même titre que celui des Nemenchas (Khenchela et Tébessa) ? Le
touriste peut admirer une pièce unique exposée à la maison de
l’artisanat à Constantine. C’est un tapis des Haractas fait
uniquement avec de la laine naturelle, blanche et noire. Les motifs
ressemblent à de jolis tatouages sur une peau blanche (je ne sais
pas si le tapis est encore exposé dans les mêmes lieux !). En tous
les cas, il existe encore des pièces de grandes qualités, dignes de
faire partie de collections de musée. Encore une question : que
doit-on faire pour assurer la pérennité d’un pareil art ? Dans
n’importe quel pays du monde, jaloux de la préservation de ses
cultures ancestrales, tout est mis en œuvre pour sauver de la ruine
les métiers anciens, telles la dinanderie, la tapisserie, la poterie
et la joaillerie. Ce sont ces métiers qui renseignent sur l’histoire
d’un pays et sur ce qu’il recèle comme richesses intrinsèques. A Aïn
Beïda, il y a déjà un métier artisanal qui a disparu. Il s’agit de
la sparterie. C’est un métier qui a consisté en la fabrication de
tapis, de couffins, de cordes et d’autres objets usuels à partir des
touffes d’alfa. Pour peu qu’on veuille aider l’artisanat,
principalement la confection de tapis - d’autant qu’il existe encore
des tisserands armés de bonne volonté -, on assistera à la
réhabilitation du tapis des Haractas, dont la beauté n’est plus à
démontrer.
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Par
L. Baâziz
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