référencement gratuit
• référencement • positionnement • référencement manuel professionnel discount •
annuaires et moteurs

Histoire D'Ain-Beida

Mirago
  Calculer son pagerank gratuit  
Accueil Culture Sport La Ville Hommages Art & Artistes Exposition
Ain-Beida par Satellite(2005)
Vue Nord-Est (vers Sédrata)
Carte Michelin
Ain-Beida par Satellite (2005)
Vue Sud-Est (vers La Meskiana)

Introduction

  Ain-Beida ou la fontaine blanche, ce nom seul suffit à évoquer le havre de repos où à l’ombre des forêts les caravanes d’autrefois venaient réparer les fatigues de longs et pénibles voyages et trouver sortant des sources une eau limpide et fraîche.

Ain-Beida située presque à mi-chemin sur la rocade menant de Cirta à Theveste, de nos jours Constantine et Tébessa, a toujours joué un rôle de ville étape. Des ruines de l’antique Marcimeni ont été retrouvées ; notamment un temple dédié à Hercule, diverses inscriptions latines, un carreau de terre cuite romaine, des rampes de basse époque et d’autres objets attestant une longue présence romaine.

Quelle est donc l’histoire lointaine d’Ain-Beida ?

  L ‘antique Marcimeni faisait partie de la province de Numidie. Vers 439, elle tomba aux mains des Vandales et le traité de 442 entre Valentinien III et Genseric qui abandonnait à ce dernier les provinces de la proconsulaire de Byzacène et la moitié Est de la Numidie, la consacra vandale jusqu’en 533.
A l 'époque des conquêtes musulmanes, le fond de la population d ’Ain-Beida appartenait à la tribu berbère des Houara  . Les nomades arabes de la tribu des Béni-Soleim , venus juste à la suite des Béni-Hillal, se confondirent par les mœurs et le langage (chaoui ) avec les berbères. Ils ne gardèrent d ‘arabe que le nom de Haracta , du au chef nomade Harkat. Cette tribu des Haracta a un long passé d ' indépendance de combat et de turbulantes agitations. Elle résista aux turcs comme elle avait résisté aux Némemcha.
Ce n 'est que vers 1720 que le Bey de Constantine réussit à s’en faire des alliés en leur faisant élire habilement pour chef  l'un de ses fils, le caïd El Aouissi .
NB : Le caïd des Haracta, qui prenait le titre de caïd el Aouissi, et qui, à cause de son importance, résidait à Constantine au temps des Turcs, où il avait une petite cour. Il administrait 32 petites tribus composées presque toutes de Chaouia.
Pour les autres "caïdates" de la province de Constantine cliquez ici

Quelle est donc l’histoire contemporaine d’Ain-Beida ?

  A l 'arrivée des français, les indigènes étaient encore nomades. Leur tribu comptait 7.000 guerriers sur un ensemble de 28.000 âmes. Une petite colonne commandée par le général Négrier dut rebrousser chemin devant eux en 1838. Une expédition menée par le général Galbois réussit à les soumettre en septembre 1839.
L ‘implantation française ne commença vraiment à Ain-Beida que neuf ans plus tard lorsque l‘armée l ‘occupa le 23 mars 1848.
 
Deux bordjs furent élevés :
• L ‘un la même année et fut achevé en 1849 pour faire office de résidence du Khalifat de Si Ali Ba Ahmed (**) appelé au commandement de la Confédération des Haracta. Si Ali Ba Ahmed était né vers 1800, dans la tribu Maghzen des Zemouls qui formait la principale force militaire des Turcs dans la province de Constantine.
• L’autre de 1850 à 1852 faisant office de Commandement Supérieur. Le Capitaine Bonvalet fut placé à la tête de la Confédération des Harcata à la place de Si Ali Ba Ahmed qui fut dépossédé de son titre suite au soulèvement des tribus de l’Est en Juin 1852.
 
  En 1853 la localité ne se composait encore que de six baraques avec leurs jardins. Le village n’est vraiment né qu’en 1855, année au cours de laquelle 96 maisons furent construites sur les alignements tracés par le génie militaire. En 1857, il y en avait 131 maisons sans compter les construction du marché arabe et le village nègre.
  Dès 1863, Ain-Beida possédait une des sept école (l'actuelle "Loucif M'barka") ouvertes sur le territoire militaire de la division de Constantine . Un instituteur civil auquel était adjoint comme moniteur un sous-officier, enseignait à 55 élèves se répartissant ainsi : 31 européens, 17 musulmans et 07 israélites.
 
  Ain-Beida a été élevée au rang de commune en plein exercice en 1868 avec 4051 habitants dont 386 français  : "Pendant les quatre années qu’il passe à la tête de la division de Constantine, le Général Desvaux s’était toujours opposé à la création d’une commune de plein exercice à Ain-Beida qui, depuis l’occupation française était devenu un centre européen assez important. A près son départ, qui eut lieu le 8 août 1868, le Général Perigot, son successeur, autorisa cette création. Par décret du 10 juillet 1865, signé en l’absence de l’Empereur, par l’Impératrice Eugénie de Montijo, comtesse de Téba, Ain-Beida se détachait du Commandement Supérieur des Haractas et devenait commune de plein exercice."par M .Bourrel Lieutenant Au 5ème Régiment de Tirailleurs Algériens le 08 février 1904.
 
  Aussi une remarque importante est à noter ici, elle concerne l'éclatement de la Confédération des Haracta signalé par M .Bourrel Lieutenant Au 5ième Régiment de Tirailleurs Algériens est la suivante : 
" En 1880, le 1er avril, le Commandant Supérieur des Haracta était supprimé et faisait place à 3 Communes mixtes :
 1) La Commune mixte de Sédrata.
2) La Commune mixte de La Meskiana.
3) La Commune mixte d’Oum El Bouaghi
Les archives furent partagées entre :
a).La Justice de Paix d’Ain-Beida.
b).La Mairie d’Ain-Beida.
c).Les Trois Communes mixtes
 
** Suite à ces données nous  retombons sur l'ancienne carte éditée par Enfantin et qui  délimite les frontières de chaque confédération ou cercles de l'Est Algérien, Pour cela  Cliquez ici 
  
  Le pénitencier militaire de Bône y fut transféré en 1902. En 1948, les trois communautés qui constituaient la population d’Ain Beida comptaient 26000 musulmans, une importante communauté juive de 6000 personnes et 4000 européens fonctionnaires, commerçants et propriétaires terriens.
 
  Nos sources : Ibn Khaldoun , L. Charles Féraud, Famille du Dr. Willigens dont Charles Willigens était maire de la ville, Dr. Dragacci lui  aussi maire d'Ain-Beida, M .Bourrel Lieutenant Au 5ème Tirailleur.
Quelques édifices , réalisations et dates :
( l’abattoir 1875, l’église 1876, le marché 1885, la mairie 1893 , la mosquée 1880 , Eclairage municipal 1894...).

Pour voir aussi

a. L'historique de la ville  par Claude Wagner, Cliquez ici 
b. Un petit pan d'histoire de 1928 - 1933 par Robert Fouich, Cliquez ici  
c. L'historique de la région d'Ain-Beida par L. Charles Féraud, Cliquez ici   

Divers : le chemin de fer (*) ou la genèse du rail au Maghreb et en Algérie

Au Magreb
En Algérie
Ligne d'Ain-Beida - Khenchela
Par arrêté en date du 4/12/1903, Le gouverneur général a prononcé l'expropriation pour cause de possession d'urgence, des parcelles de terrain nécessaires à l'établissement du chemin de fer d'intérêt local d'Ain-Beida à Khenchela par ou près Baghai.
 
Voir ci-dessous les détails concernant la mise en service des lignes du chemin de fer :
Distances
Dates
Longueurs
Voies
Ouled Rhamoun à Aïn Beida
1889
92 Kms
1,00  m
Aïn-Béïda à Khenchela
1905
54 Kms
1,00  m
Aïn-Béïda, Oulmène à Tébessa
1926
114 Kms
1,00  m
 
(*) : Pour voir le projet du chemin de fer en Algérie, Cliquer ici  
 

La diligence pour la poste

la locomotive pour le rail

Dessin ind. d'une locomotive

 
(**) Avant Le Khalifat de Si Ali Ba Ahmed les Haracta, pendant longtemps (depuis 1720) , eurent comme chef un membre de la famille du Bey ; cette famille s’étant éteinte, le Bey mit à leur tête un de leur cheikh influent Redjem Ben Ali des Oulad Ben Bou Zeïd qui fut remplacé par El Arbi Ben Mohammed Ben Bou Zeïd, tous deux dévoués à la cause des Turcs.(voir l'histoire des Benbouzid en cliquant sur El Aouissi ).
C’est à cette époque qu’eut lieu la première expédition organisée par la France contre Constantine, expédition qui échoua.
 
 

  Contact :