- Hafsa
Zinaï Koudil est née le 13 septembre 1951 à Aïn Beïda (Est
algérien). Mariée, elle a quatre enfants. D'abord romancière,
elle a publié quatre romans, dont la Fin d'un rêve (1984),
le Pari perdu (1986) et le Papillon ne volera plus (1990).
Elle tourne son premier long métrage, le Démon au féminin,
entre septembre 1992 et mars 1993. Ce film obtient le grand Prix
du public au festival d'Amiens. Elle a reçu récemment le Prix
des droits de l'homme. Agée de 34 ans
cette romancière et cinéaste dénonce, dans son premier long métrage,
la diabolisation de la femme par le FIS comme par ceux qui se
disent démocrates.
- Refusant
de choisir entre l'exil ou le silence, elle vient de commencer
dans son pays un second long métrage, sur le thème du viol
collectif. Elle dit sa colère, ses difficultés et ses espoirs.
- --o--
- L'exemple de la
femme-cinéaste algérienne Hafsa Zinai Koudil
montre la destinée des artistes sous un régime
totalitaire. Réagissant à ses expériences,
dont elle donne ce témoignage: ("Là-bas,
c'est l'enfer./. . . / J'ai peur de monter sur
une scène et de m'y faire assassiner";
Bedarida), elle partage maintenant le destin de
"nombreuses femmes artistes et en
particulier les têtes d'affiche [qui] ont fui
l'Algérie". C'est seulement en exil que
Hafsa Zinai Koudil est capable de réaliser ce
qu'elle voit comme sa responsabilité sociale de
metteur-en-scène: "Le rôle de l'artiste
est plus important que jamais pour donner aux
gens le courage de résister". C'est
pourquoi la cinéaste condamne
"l'islamisation rampante de la société
algérienne par le biais de l'école
publique"(Bedarida). Il n'est point
surprenant que son film Le Démon au féminin
vise les conséquences d'une croyance fanatique:
"un fils converti à l'intégrisme entraîne
toute sa famille vers la folie". Si on
estime que l'institution sociale de la famille
symbolise toute la société algérienne, le film
montre la situation dans tout le pays. Hafsa
Zinai Koudil exprime un intérêt particulier
pour la cause des femmes parce qu'elle
"aimerait réaliser un deuxième film pour
continuer à dénoncer le sort des femmes en ces
temps des violences politiques"
-
- (Bedarida).
-
- Elle y a suivi ses
études primaires et secondaires, où ses dons
pour le récit furent remarqués par ses
professeurs. Installée par la suite à Alger,
elle poursuivit ses études en développant ses
aptitudes au roman dans les conditions très
difficiles où il fallait allier son devoir
d'épouse et de mère, au plaisir d'écrire.
- La fin d'un rêve (
l'un de ses livres), en grande partie
autobiographique; est son premier roman
- Elle se fait connaître comme écrivain de
langue française. Elle publie quatre romans en Algérie et un
cinquième à Paris où elle vit toujours. Elle travaille
d’abord comme assistante à la réalisation, avant de réaliser
son premier film en 16mm pour la RTA. Long métrage : Le Démon
au féminin / Ash-shaytan imra’ (1993)
-
- C.Chaffai le
18/07/2002
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LES FEMMES ET LE SPORT
Dans L'Antiquité Grecque, seulement les hommes avaient le droit de
participer aux Olympiades. Aujourd'hui, les femmes sont représentées
dans le monde entier à travers leur participation aux Jeux
Olympiques. L'évolution des athlètes féminins à travers le temps
prouve que les femmes sont aussi capables que les hommes dans le monde
du sport!
Introduction
Les femmes cinéastes, en France comme dans le monde entier, ont
essayé de créer avec leur travail "une vraie pratique
alternative du cinéma féministe"(a truly alternative practice
of feminist cinema"). En suivant ce but, le développement d'un
"contre-discours"("counter-discourse") est
essentiel à l'ouvrage des metteurs en scène féminins qui s'opposent
au "cinéma dominé par les hommes"("male-dominated
cinema"). Cependant, en quoi les thèmes adressés par ces femmes
diffèrent-ils de ceux des cinéastes masculins? Et peut-on également
parler d'une perception différente des deux sexes quant à la
profession de cinéaste?
Il est intéressant de remarquer comment les femmes cinéastes perçoivent
leur occupation. On peut comparer le thèse de Laura Mulvey que
"le plaisir visuel du cinéma narratif en effet dépend de la représentation
de la figure de la femme"("visual pleasure in narrative cinéma
in fact hinges on the figure of the woman"), ce qui résulte en
la "masculinisation de la position du spectateur"("masculinization
of the spectator position") avec la déclaration de la cinéaste
Claire Simon dont le "grand plaisir secret/.../c'était d'être
une femme en train de filmer un monde d'hommes"(Le Monde 23 mars
1996). Sa position marque l'inverse de la structure traditionnelle car
ce sont maintenant des réalisatrices qui réussissent à "filmer
les hommes avec désir"(Le Monde 23 mars 1996). Dans ce contexte,
il est intéressant de considérer les difficultés dans le monde
professionnel envisagées par les femmes cinéastes. Ainsi, Claire
Simon rapelle: "Quand j'ai commencé à vouloir faire des films,
c'était presque interdit aux femmes./.../Au début, quand je
tournais, j'avais l'impression de cesser d'être une femme"(Le
Monde 23 mars 1996). Mais ce n'est pas seulement la question de
l'identité qui se pose pour les femmes cinéastes mais aussi la
classification de leurs oeuvres elles-mêmes. Dans un article sur 'Le
Festival international des films des femmes de Créteil'(Le Monde 23
mars 1996), il est dit que "l'association des mots 'Film de
femme' fait grincer les dents des réalisatrices françaises". La
cinéaste Danièle Dubroux même dit qu'elle "ne voudrait pas être
cantonnée là-dedans"(Le Monde 23 mars 1996). D'une manière
analogue, Laetitia Masson explique qu' "il faut arriver à être
considerée comme un metteur en scène et non comme une femme"(Le
Monde 23 mars 1996). Ces deux exemples montrent que les metteurs en scène
féminins soulignent la valorisation de la compétence dans
l'occupation du cinéaste. En ce qui concerne le caractère de leurs
films et la distribution des rôles, "les réalisatrices
choisissent souvent des heroïnes fortes, proches d'elles"(Le
Monde 23 mars 1996). Cela accentue le lien proche entre les deux
femmes, celle devant et celle derrière le caméra, et aussi implique
une certaine identification des cinéastes féminins avec leurs actrices.
Bedarida, Catherine. "Les réalisatrices françaises entrent en
force dans le septième art." Le Monde. Section: Culture (23 mars
1996) "Claire Simon: Filmer les hommes avec désir"
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