- Issu de la sphère
des intellectuels de la Zitouna(Tunis) et d'El
Azhar (Caire), Cheikh Benamrane El Ghazali, sera
l'un des pionniers de l'enseignement de la langue
arabe et des préceptes de la religion dans la
région d'Ain-Beida.Il aura pour objectif
principal de dévelloper la langue arabe et
appuyer en profondeur les intellectuels de
l'après guerre (39/45) dans la région.Si El
Ghazali appartiendra au premières franges des
intellectuels algériens des années 30 à
l'image des Bencheneb (Tlemcen) Ben Choaib, Ben
Hamlaoui (Constantine) El Mili, Zemmouchi
(Mascara) El Okbi, El Makoudi (Khenchela) et tant
d'autres. Selons certains sexagénaires versés
dans le domaine de la religion, El Ghazali sera
comme ses prédecesseurs issu des régions des
Aurès ( Chechar, Djellal, Kais ) l'un des
pionniers de la " réislamisation" des
régions berberophones, et en particulier des
grands centres urbains (Annaba, Ain-Beida). On
nous signale aussi qu'il fut l'un des exégètes
à avoir le courage de contrer les mouvements
d'alors, fidèles à un islam fanatique et
maraboutique. Dailleurs, il opérait en
véritable intellectuel inscrivant tous ses
enfants à l'école moderne des autochtones.
- L'engagemement de Si
El Ghazali dans les années 40/50 aura une grande
portée sur la frange d'alors ayant l'effet des
médersa islahiste pronée à l'époque par
l'A.O.M.A (association des oulémas musulmans
algériens) . A noter aussi que malgrès le joug
de l'administration coloniale noué de
l'occupant, Si El Ghazali restera ancré comme
ses prédecesseurs dans leur culture aussi bien
traditinnelle que moderne, vivant avec leur
milieu culturel d'origine. Le Cheikh ne changera
point et pronera la même lignée, même durant
la période d'après indépendance. Ain-Beida
peut s'enorgueiller d'avoir en la personne de Si
El Ghazali l'un des exègetes honnête et
exemplaire. Sa mission était celle de mettre en
place une stratégie en matière de formation, en
égard de toute valeur pédagogique. Ain-Beida se
rappelera toujours de cet Imam de la grande
Mosquée qu'iltint d'une main de fer depuis plus
d'un demi siècle (1940/1950) et dans
"l'oeuvre" s'inscrivait dans le
prolongement de la formation religieuse
"ouverte et libre".
- R.Benmecheri le
10/12/2003
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