CHEIK BENAMRANE EL GHAZALI

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LE DERNIER EXEGETE (1904-2000)
Issu de la sphère des intellectuels de la Zitouna(Tunis) et d'El Azhar (Caire), Cheikh Benamrane El Ghazali, sera l'un des pionniers de l'enseignement de la langue arabe et des préceptes de la religion dans la région d'Ain-Beida.Il aura pour objectif principal de dévelloper la langue arabe et appuyer en profondeur les intellectuels de l'après guerre (39/45) dans la région.Si El Ghazali appartiendra au premières franges des intellectuels algériens des années 30 à l'image des Bencheneb (Tlemcen) Ben Choaib, Ben Hamlaoui (Constantine) El Mili, Zemmouchi (Mascara) El Okbi, El Makoudi (Khenchela) et tant d'autres. Selons certains sexagénaires versés dans le domaine de la religion, El Ghazali sera comme ses prédecesseurs issu des régions des Aurès ( Chechar, Djellal, Kais ) l'un des pionniers de la " réislamisation" des régions berberophones, et en particulier des grands centres urbains (Annaba, Ain-Beida). On nous signale aussi qu'il fut l'un des exégètes à avoir le courage de contrer les mouvements d'alors, fidèles à un islam fanatique et maraboutique. Dailleurs, il opérait en véritable intellectuel inscrivant tous ses enfants à l'école moderne des autochtones.
L'engagemement de Si El Ghazali dans les années 40/50 aura une grande portée sur la frange d'alors ayant l'effet des médersa islahiste pronée à l'époque par l'A.O.M.A (association des oulémas musulmans algériens) . A noter aussi que malgrès le joug de l'administration coloniale noué de l'occupant, Si El Ghazali restera ancré comme ses prédecesseurs dans leur culture aussi bien traditinnelle que moderne, vivant avec leur milieu culturel d'origine. Le Cheikh ne changera point et pronera la même lignée, même durant la période d'après indépendance. Ain-Beida peut s'enorgueiller d'avoir en la personne de Si El Ghazali l'un des exègetes honnête et exemplaire. Sa mission était celle de mettre en place une stratégie en matière de formation, en égard de toute valeur pédagogique. Ain-Beida se rappelera toujours de cet Imam de la grande Mosquée qu'iltint d'une main de fer depuis plus d'un demi siècle (1940/1950) et dans "l'oeuvre" s'inscrivait dans le prolongement de la formation religieuse "ouverte et libre".
R.Benmecheri le 10/12/2003